ChatGPT et secret professionnel : 7 règles pour utiliser l'IA au cabinet

Avocats, médecins, fiduciaires : l'IA peut vous faire gagner un temps précieux. À condition de respecter quelques règles simples.

1. Jamais de compte personnel ni de version gratuite pour des données clients

Les versions grand public peuvent réutiliser vos échanges et n'offrent aucun engagement contractuel. Les données d'un dossier n'ont rien à y faire.

2. Choisir une offre professionnelle

Engagement de confidentialité, non-utilisation des données pour l'entraînement, comptes gérés par le cabinet, journaux d'activité : ce sont les quatre critères minimum.

3. Anonymiser par défaut

Remplacer noms, adresses et numéros par des mentions neutres avant de soumettre un texte. L'IA n'a presque jamais besoin de l'identité d'un client pour être utile.

4. Écrire une charte d'usage

Une page suffit : les outils autorisés, ce qui peut leur être confié, ce qui est interdit, et qui contacter en cas de doute.

5. Toujours relire

L'IA se trompe parfois avec beaucoup d'assurance. Tout contenu destiné à un client ou à une juridiction est relu et validé par un professionnel.

6. Garder une trace

Savoir qui utilise quoi, et pour quel usage, permet de répondre à une question d'un client, d'un assureur ou d'une autorité.

7. Former l'équipe

Une charte non expliquée n'est pas appliquée. Une courte formation avec des exemples propres au métier change tout.

Ces règles ne remplacent pas l'avis de votre ordre professionnel ou de votre conseil : elles posent le cadre technique qui rend l'IA utilisable au quotidien. Cet article présente des bonnes pratiques et ne constitue pas un conseil juridique.

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